Un clignement d'œil, et le monde bascule. La boîte oscille, et tombe, et s'ouvre. Derrière, le passé, et devant ?...
Devant, une route. Derrière, une route aussi. La même, en vérité. Et au centre, Pandore. Qui, comme à son habitude, parvient à m'agacer en à peine un instant. Cette fois-ci, il ouvre de grands yeux, cligne des paupières -on croirait qu'il tente de faire des yeux globuleux comme un crapaud tellement cela lui donne un air ridicule-, puis finalement s'exclameOh ben ça alors ! (
rire)
On dirait … une route ?Je retiens un soupir. J'ai l'impression passablement désagréable de revivre une scène déjà connue. Non pas que la situation en elle-même le soit, mais la stupidité des répliques de cet ahuri est l'une des grandes constantes de l'univers. Du mien, en tout cas. Il semblerait d'ailleurs que je sois destiné à surveiller ses arrivées. Où qu'elles se produisent …
Parlons-en, du lieu. Il faudra bien en passer par là dans mon rapport, alors allons-y. Comme Pandore l'a si subtilement fait remarquer -à qui d'ailleurs ? il ne me voit pas- le paysage est coupé en deux par une route. Qui semble, à elle seule, résumer tout le décor. Alentours, je ne distingue aussi loin que mon regard porte que de l'herbe rase, d'une couleur étrangement fade, presque grise plutôt que verte. La route forme comme un ruban de noirceur qui serpente au milieu de cet univers morne et plat … Et c'est tout. Pas d'arbres, pas de marques sur la route, pas de bordures, pas de barrières, pas d'animaux ni de passants … Être piégé ici, c'est comme être piégé entre deux pages d'un livre. S'il y a une route, c'est qu'il y a quelque chose à chacune de ses extrémités, mais l'intéressant n'est pas ici. Il est de chaque côté de la feuille, pas sur la tranche.
Et pourtant, Pandore est là. Il se retourne, regarde autour de lui. Il n'a pas l'air très sûr de la direction à prendre. Envisage-t-il de bouger ou de rester ici d'ailleurs ? Allez savoir, avec ce gus. Il se met à tourner en rond au milieu de la chaussée -heureusement pour lui il n'y a pas de véhicules par ici !- et continue son monologue.C'est vraiment bizarre ! (
rire)
Je ne me souviens pas avoir pris cette route … Bah ! Tant pis ! Maintenant que je suis là … Je fais quoi ? (
rire)
Retourner sur mes pas me semble quelque peu … délicat ? (
rire)
Alors, que dois-je faire ?Interroger ainsi le ciel et l'herbe putative ne lui donne pas un air plus intelligent. Et ce n'est bien évidemment pas moi qui vais lui répondre …Mais finalement … Ne serais-je pas aussi bien ici qu'ailleurs ? (
rire)
Et peut-être me sentirais-je moins seul …Dans un élan de logique et d'utilité, Pandore quitte ses cercles concentriques et s'engage sur la route d'un pas décidé. Il a choisi le sens qui pointe vers l'avenir.------------
Prénom : Pandore, pour vous servir … La grande classe, non ? (
rire)
Sexe : Mais voyons, c'est impoli comme question ! (
rire) Ça ne se voit pas ? Je suis un homme enfin !
Histoire : Mon histoire ? Vous êtes vraiment sûr que ça vous intéresse ? Parce que moi, je la trouve vraiment ennuyeuse ! (
rire) Mais si vous y tenez … Je suis né dans une ville dont le nom n'a strictement aucune importance. J'y ai grandi dans une banalité affligeante. Rendez-vous compte, personne à la hauteur de la grandeur que je recelais déjà en moi à l'époque ! (
rire) Dès que j'ai pu, j'ai quitté ce décor fade pour parcourir le monde à la recherche de quelque chose qui soit à mon échelle. J'ai longtemps voyagé, et me voici ! (
rire)
Armes : Des armes ? Vous faites erreur, je ne suis pas un combattant ! (
rire)
Aime : J'aime la peinture réaliste, discuter avec les gens dont je croise la route, et par-dessus tout je chéris les objets magiques …
Aime pas : Je ne supporte pas la saleté ! (
rire)
Caractère : Je suis un gentilhomme, plein de tact et de grandeur d'âme !
Comment avez-vous connu ce forum ? Par une recherche sur un moteur dont je ne citerai pas le nom ! (
rire)
Devise : Je vous offre asile ...
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